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Flash-back sur leur tour de France des oraux... de Villefranche à Strasbourg

La période des écrits derrière vous, celle des oraux n’a pas encore commencé que vous les redoutez déjà… Espace Prépas s’est donc intéressé à ceux qui les ont passés l’année dernière. Ces anciens préparationnaires les ont vécus avant vous, ces fameux oraux.Un an plus tard, chacun en garde un souvenir différent, mais tous ont en commun d’avoir intégré une école au plus près de leurs aspirations. Surmontez votre peur et vivez le tour de France des oraux de candidats qui étaient exactement dans votre situation il y a tout juste une année ! Par Myriam Boukaïa.

 

Marie-Anne Tripier, de Villefranche, 21 ans, en 1re année à l’ESC Dijon
 
« Je suis restée moi-même. »
 
 
 
 
« Admissible à deux écoles sur les cinq présentées à l’écrit, j’ai donc fait mon choix entre l’ESC Dijon et l’ESC Clermont. Cette dernière me plaisait particulièrement avant d’y passer les oraux. Pourtant, arrivée sur place, l’oral ne s’est pas très bien déroulé, le jury posait des questions sur le sujet mais jamais sur moi… Ça m’a donc un peu refroidie. À l’ESC Dijon, tout m’a plu, de l’ambiance de l’école à ses infrastructures, en passant par les précieux conseils délivrés par les admisseurs qui avaient même prévu une salle zen, une aubaine pour une grande stressée comme moi ! J’ai donc été prise en charge du début à la fin : le logement, les repas, les admisseurs avaient pensé à tout. 
Pendant l’entretien, je suis restée moi-même, mes réponses étaient en cohérence avec mon profil. J’ai mis en avant mon parcours professionnel (animatrice BAFA, serveuse) et mes intérêts extrascolaires (équitation, photographie). Il faut être précis et savoir développer ce que l’on a retiré de ses expériences, ce qu’elles nous ont apporté tout en évitant de faire un monologue. Certes, c’est à l’étudiant de mener l’entretien mais votre propos doit amener le jury à vous poser d’autres questions pour apprendre à vous connaître. »
 
 
Robin Clauss, de Strasbourg, 20 ans, en 1re année à l’EM Strasbourg
 
« J’essayais de cerner le jury. »
 
 
 
 
« Mon tour de France des oraux était assez difficile de par le rythme des oraux que je passais ; en moyenne, je changeais tous les jours de ville. Au total, j’ai passé sept oraux sur la dizaine d’écoles auxquelles j’étais admissible. Entre chaque école, je me prévoyais une journée de transit. Mon tour de France a donc duré deux semaines ! À chaque oral passé, j’essayais de ne pas me démotiver et de rester concentré sur les oraux qui suivaient. Un effort pas si aisé, qu’un entretien se soit bien passé ou pas. 
Chaque école ayant son oral propre et les dispositions qui l’accompagnent (à l’ESC Montpellier, renseigner ses intérêts ou à l’EM Strasbourg, détailler ses expériences), je préparais la veille le document qu’il fallait remplir. Elles ont toutefois un point en commun : l’on doit se présenter à chaque oral. Notre discours évolue donc au fil des entretiens passés et encore plus lorsque l’on arrive à cerner le jury. L’on peut alors mettre en avant deux ou trois points de notre C.V. qui seraient susceptibles de les intéresser, voire de les impressionner. »
 
 
Valentin Bayard, de Paris, 20 ans, en 1re année à l’ESSEC
 
« Le jury veut savoir si l’on est quelqu’un de sympa. »
 
 
 
 
 
« J’ai passé un très bon moment pendant mon tour de France des oraux, qui m’a conduit dans cinq écoles différentes comme l’EDHEC, Audencia, l’ESSEC et ESCP Europe. Cela tient sûrement au fait que j’étais assez détendu car je suis plus à l’aise à l’oral qu’à l’écrit… Je me suis un minimum préparé aux oraux. Certes, j’ai travaillé les questionnaires et les sujets balisés pour les entretiens de personnalité, mais sans vraiment “bachoter” comme j’avais pu le faire pour les écrits.
J’ai cependant un regret vis-à-vis de l’épreuve de maths propre à ESCP Europe que je n’ai pas suffisamment bien préparée, un faux pas qui a eu une incidence sur ma note… Avant de démarrer mon tour de France, deux business schools arrivaient en tête de mes choix : l’ESSEC et ESCP Europe, notamment du fait de leur renommée et de leur classement respectif.
En arrivant sur place, mes choix se sont confortés, l’image qu’elles rendaient était en adéquation avec celle que je désirais trouver. Par exemple, selon moi, l’ESSEC est une école qui veut former des bons managers au sens moral du terme et c’est cela qui m’a plu en dehors de l’accueil des admisseurs qui a été très bon partout !
En préparant les oraux, on se renseigne sur chaque école via les plaquettes qu’elles nous ont envoyées : cours, doubles diplômes, spécialités, on connaît tout par cœur et cela nous permet d’argumenter lors des entretiens mais, entre l’écrit et la réalité vécue sur les campus, nos choix peuvent rapidement évoluer dans un sens comme dans l’autre !
Dans tous les cas, les épreuves orales sont moins mythiques que ce que l’on s’imagine en prépa. Au fond, il faut les voir comme une carte d’entrée pour le futur. Le but ? Savoir si l’on est quelqu’un de sympa ! Une fois intégré, les oraux semblent loin, le seul mot d’ordre : “profitez de l’école et de ce qu’elle offre, notamment des associations”. J’ai décidé de m’engager dans l’écosystème associatif par le biais des Mardis de l’ESSEC. »
 
 
Paul Héron, du Havre, 20 ans, en 1re année à TELECOM EM
 
« J’ai profité d’être sur le campus pour aller à la pêche aux informations. »
 
 
 
 
« J’ai vraiment apprécié mon tour de France des oraux, même s’il est difficile de ne pas ressentir de la pression quand votre avenir est en train de se jouer. Dans les sept écoles où j’ai fait étape, je ne me suis pas arrêté aux entretiens, j’ai cherché à découvrir le campus, la ville et à échanger avec les autres préparationnaires qui passaient les oraux en même temps que moi. Il est primordial de savoir si l’on se sent bien dans telle école et si elle colle à nos attentes.
Il ne faut donc pas se laisser porter totalement et profiter d’être sur le campus pour aller à la pêche aux informations. Quant aux entretiens en eux-mêmes, ils m’ont permis d’interagir avec des professionnels de tous horizons qui sont souvent conviés en tant que jurés. Ils ne sont pas là pour vous piéger mais pour vous tester, ainsi je me souviens d’une question déstabilisante qui m’a été posée : “Qu’est-ce que vous vous dites lorsque vous vous regardez le matin dans le miroir ?” J’ai répondu simplement en disant que je n’aurais pas aimé être quelqu’un d’autre… C’est la réponse qui s’est imposée sur le moment à une question à laquelle je n’étais pas préparé. J’avais pourtant fait de nombreuses simulations avec des professionnels, mais il y a toujours un facteur inconnu. Certains jurys s’attacheront à votre personnalité quand d’autres vous questionneront sur votre culture générale… Mais plus on passe d’entretiens, mieux on appréhende les suivants.J’ai passé les écoles qui m’intéressaient moins en premier afin de m’entraîner pour les suivantes que je désirais intégrer. L’accueil, le ressenti, le classement ont pesé dans ma décision d’intégrer TEM, le tissu associatif également. J’ai d’ailleurs choisi de faire partie du BDE de l’école qui s’occupe, entre autres choses, d’accueillir les admissibles ! »
 
 
Maxime Grout, de Rouen, 22 ans, en 1re année à SKEMA Business School
 
« Je me suis construit un projet professionnel et une carrière. »
 
 
« Dans le feu de l’action, on est très stressé, ce n’est qu’une fois la période des oraux passée que l’on se rend compte du bon souvenir que l’on en garde. Découverte de villes jusque-là inconnues, rencontres enrichissantes, accueil chaleureux dans toutes les écoles quelle que soit l’heure à laquelle on arrive sont les bons moments qui se rappellent à nous ! J’ai été admissible à neuf écoles sur les treize passées à l’écrit, et j’ai choisi d’en passer sept à l’oral. Mais je n’ai pas attendu les notes des écrits pour me préparer aux épreuves orales.
J’ai lu systématiquement les plaquettes envoyées par les écoles, je me suis construit un projet professionnel et une carrière, j’ai défini mes trois qualités puis mes trois défauts. Cela m’a servi par exemple pour établir mon C.V. projectif à SKEMA où je me suis imaginé dans dix ans responsable de la communication chez Total.
Je m’attendais à ce que le jury me pose des questions sur l’entreprise, alors que c’est sur le métier qu’il s’est attardé. Et comme il faut faire la différence avec les autres candidats, j’ai mis l’accent sur les activités extrascolaires menées pendant ma prépa (musique, sport, BAFA) qui sont bien vues par les jurys compte tenu du rythme soutenu de la prépa. Elles sont l’indicateur d’une bonne organisation et d’une bonne hygiène de vie. »


 




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