Accueil Contact Classement Ecole de commerce Ecole d'ingénieurs Bachelor/MS/MBA Espace Prépas Test Newsletter

Résultats du SIGEM 2014 : le grand bleu !

Studyrama Grandes Ecoles : 24/08/2016

Le premier coup d’œil au tableau récapitulatif des résultats du SIGEM (Système d’intégration aux Grandes Écoles de management) 2014 est très satisfaisant. Quelle harmonie ! Pas un chiffre plus bas que l’autre dans les deux colonnes qui nous intéressent en priorité à cette période de l’année : le nombre d’intégrés et le nombre de places ouvertes. Toutes les écoles d’Ecricome et de la BCE (excepté les écoles partenaires) remplissent leurs nouvelles promotions du programme Grande École qui feront leur rentrée en septembre prochain. De beaux chiffres d’intégration tout ronds, une progression des intégrés quasiment pour tout le monde : c’est une excellente nouvelle pour la filière à laquelle il manquait des raisons de se réjouir. Mais est-ce vraiment une nouvelle qui contentera tout le monde au-delà de l’été ?

LE TABLEAU COMPLET EST EN BAS DE L'ARTICLE

SIGEM2014


Le calme après la tempête

Le décalage est grand comparé aux résultats du SIGEM 2013. 9 écoles manquaient d’étudiants (à 1 près pour HEC). Et plus encore par rapport au tableau d’il y a deux ans : 19 écoles ne faisaient pas le plein à la rentrée 2012 ! Il est donc agréable de contempler une mer calme après la tempête. Quelle tempête ? Celle qui a vu la disparition des ESC Amiens, Brest, Clermont et de l’ESCEM se regroupant pour former FBS et quittant les rangs du SIGEM pour un recrutement moins traditionnel ; celle qui a favorisé l’intégration de l’ESC Chambéry dans le giron de l’INSEEC et celle de l’ESC Saint-Étienne dans celui d’EMLYON ; celle qui a soufflé pour rapprocher BEM d’Euromed et RMS de RBS. Ouf ! Tout ceci est maintenant (presque) derrière. En tout cas, le SIGEM a absorbé les chocs et fait très belle figure en 2014.


Conditions anticycloniques

Avec des écoles de moins dans la compétition, le tableau s’allège de quelques lignes et la répartition de l’effectif des candidats aux concours BCE et Ecricome se fait forcément à l’avantage de toutes celles qui restent. Mais outre le logique effet mathématique, il faut noter que les écoles ont finement appréhendé ce contexte très particulier. En jouant la prudence. Peut-être la stratégie la plus adéquate pour s’assurer une rentrée 2014 en forme (à effectifs complets) et ne pas déstabiliser la mise en place des nouveaux équilibres.
Les business schools françaises n’ont pas cédé à deux pêchés capitaux : la gourmandise et l’orgueil. Elles ont ouvert autant de places que l’an dernier, et même un peu moins (7 459 en 2013 pour 7 382 en 2014), refusant de profiter du départ de concurrentes pour appeler plus d’élèves. Le choix du nombre de places ouvertes au concours se décide au plus haut niveau hiérarchique, en cohérence avec le positionnement et les ambitions de chaque école. Il aurait été possible d’observer des augmentations significatives cette année. Ce n’est pas le cas et cela compte. Pour l’image de chaque école et de l’ensemble des écoles.
Sages les business schools ? En tout cas, cette année, elles ont toutes visé juste et à la hauteur de ce qu’elles sont. Sans présumer de leurs forces. Pour plus de sécurité, elles ont choisi d’allonger leurs listes de candidats admissibles. On recense 72 674 admissibilités (rappel : un candidat peut être admissible à différentes écoles) en 2014 contre 67 905 l’an dernier. Pour s’assurer une présence maximale de candidats aux oraux (rencontre capitale avec les écoles) et éviter de recaler dès la fin des écrits de potentiels bons profils à l’oral, quelques écoles ont révisé leur barre d’admissibilité à la baisse. De quelques centièmes de points seulement. Inutile de faire plus pour envoyer un signal pouvant être interprété négativement. Il ne s’agit pas de « faire baisser » le niveau académique mais bien de laisser leur chance de passer l’oral à quelques candidats de plus et de se laisser la chance de rencontrer de nouveaux profils d’élèves. Une telle conclusion au sujet de la baisse du niveau serait d’autant plus fausse que le taux de transformation d’admissible à admis est plus faible cette année. 58 % des admissibles ont été admis en 2013 ; 51 % en 2014.
Dernier paramètre qu’il est toujours intéressant d’observer : le rang du dernier intégré. Et la très belle progression sur ce point d’une grappe d’écoles — l’EM Strasbourg, l’ESC La Rochelle, l’ESC Rennes, Télécom École de Management, Toulouse Business School, l’ICN —, et même remarquable pour SKEMA Business School et l’ESC Dijon.
La mer est belle. Mais levons un instant les yeux du tableau pour nous intéresser aux nuages qui traînent.


Vraiment pas un nuage ?

Les principaux cumulus qui s’amoncellent dans le ciel des business schools françaises se forment pour des raisons budgétaires. La réforme des CCI a pour principale conséquence la baisse des subventions accordées aux écoles consulaires (la majorité) qui peuvent voir jusqu’à 10 % de leur budget annuel amputé. Les écoles cherchent activement de nouvelles sources de financement (et plus d'autonomie) ainsi que des moyens d’économiser sans écorner leur image. Que peut-il se passer dans les mois qui viennent (et qui viendrait impacter plus ou moins directement le SIGEM 2014) ? Pour équilibrer leur budget, les écoles pourraient :

• ouvrir plus de places aux élèves des classes préparatoires ;
• ouvrir plus de places aux candidats français et internationaux en admissions sur titre ;
• renforcer leur positionnement sur la formation continue ;
• ouvrir plus de places en apprentissage ;
• augmenter (plus encore) leurs frais de scolarité ;
• solliciter plus systématiquement leurs diplômés ;
• se rapprocher encore les unes des autres ;
• se tourner vers des investisseurs privés

Plusieurs initiatives aux périmètres différents sont à suivre attentivement :

> l’Alliance d’Audencia Group avec Centrale Nantes et l’ENSAN (École nationale supérieure d'architecture de Nantes)
> l’alliance EMLYON/Centrale Lyon
> l’alliance ESSEC/Centrale Paris
> l’alliance de l’EM Normandie, l’ESC Dijon et Grenoble École de Management qui ouvrent leurs spécialités de dernière année aux étudiants des partenaires.
> l’ESC Rennes et l’EM Strasbourg qui font de même en plus de marcher ensemble pour le concours.


Pour résumer, que nous dit le SIGEM 2014 ?
 

  1. Que rien n’est inutile (ni les efforts des Grandes Écoles ni ceux des préparationnaires).
  2. Que la filière prépa/Grandes Écoles compte.
  3. Que le Système d’intégration aux Grandes Écoles de management est parfaitement taillé pour les besoins de la filière.
  4. Qu’un équilibre a été trouvé cette année comme jamais depuis la création du SIGEM en 2001.
  5. Qu’il est néanmoins menacé parce que les écoles font face à une réduction importante de financement par l’État.
  6. Que le SIGEM 2015 n’aura sûrement pas la même allure.

Rédaction : Stéphanie Ouezman

À lire aussi :
- l’analyse des résultats SIGEM 2013 #1
- l’analyse des résultats SIGEM 2013 #2
- l’analyse des inscriptions 2014
- toutes les anciennes analyses des résultats SIGEM et des inscriptions
- le dossier « Intégration » d’Espace Prépas pour connaîre les points forts et les grands projets de chaque école. 
 

SIGEM2014-TableauOK



29 fiches école prépa HEC
Etablissement
Région
Niveau d'entrée




 



Inscriptions BCE
& Ecricome 2017

Coefficients,
nombre de places ouvertes,
coût des inscriptions…



Espace Librairie


Réussir le concours Ambitions +
50 fiches d'anglais

>> Accédez à toute la librairie


Sondage


Vous suivez l'actualité aux Etats-Unis…