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Palmarès Le Figaro Etudiant 2016-2017 des écoles de commerce

Studyrama Grandes Ecoles : 08/12/2016

Le classement du Figaro Etudiant de novembre 2016, se focalise sur les écoles de management délivrant le grade de master. Le classement général consacre 38 écoles (contre 36 écoles dans la précédente édition) de management post-bac en cinq ans et des écoles de management post-prépa. Deux autres classements portent spécifiquement sur les écoles post-bac+5 et un autre sur les écoles après prépa. Un classement à la méthodologie contestable que nous analysons.

 Lire ici notre analyse des classements.

 
 
 
 
La méthodologie 2016-2017
 
Ce classement est établi à partir de 4 catégories (contre 7 l’an dernier et une quarantaine de critères). La méthodologie est toujours aussi peu détaillée et toujours moins transparente que les années précédentes. Plus aucune mention n’est faite des pourcentages attribués, des méthodes de calcul utilisées, des coefficients attribués, etc.
 
Niveau de la recherche
Cette catégorie mesure : le nombre d’articles le nombre d’articles signés par des enseignants-chercheurs affiliés à l’école, parus dans les meilleures revues de recherche ; le taux de docteurs français ou étrangers parmi les professeurs permanents ; la durée d’attribution du grade de master par le ministère de l’Enseignement supérieur à l’établissement (maximum 6 ans, ou 5 ans depuis 2015).
 
Qualité pédagogique
Cette catégorie tend à mesurer : le nombre de professeurs permanents à temps plein du programme ; la durée d’attribution du visa par le ministère (maximum 6 ans, ou 5 ans depuis 2015) ; la possibilité d’obtenir des doubles diplômes d’autres établissements.
 
Ouverture internationale
Cette catégorie tend à mesurer : l’obtention et la durée des différents labels internationaux, attribués aux meilleurs masters en gestion (les européens Equis et Epas, l’américain AACSB et le britannique AMBA MBM) ; le nombre d’accords de doubles diplômes avec des institutions étrangères ; le taux de doctorats étrangers (PhD) chez les professeurs ; et l’existence d’un cursus tout en anglais.
 
Qualité de l’insertion professionnelle
Elle repose sur le nombre de chaires soutenues par au moins une entreprise, au prétexte que « ces dispositifs de mécénat de la recherche permettent aux écoles de développer des partenariats privilégiés avec des entreprises ». Cette catégorie tient compte du volume des filières en alternance (apprentissage et contrat de professionnalisation). Les auteurs de ce classement disent tenu « compte les avis des recruteurs interviewés lors de notre enquête », sans plus de précision.
 
 
 
 
Notre avis sur la méthodologie
Pour établir ce "classement", le média adresse un questionnaire aux écoles de management qui doivent le renseigner : une version 2016 du questionnaire qui est, dit-on, édulcorée. Ce classement général est établi à partir de 4 catégories (contre 7 l’an dernier et une quarantaine de critères).
De l’avis général, les pondérations soulèvent de nombreuses interrogations. Personne, pas même les acteurs concernés, n’est en mesure d’expliquer comment les données ont été pondérées. La méthodologie est toujours aussi peu détaillée et toujours moins transparente que les années précédentes. Plus aucune mention n’est faite des pourcentages attribués, des méthodes de calcul utilisées, des coefficients attribués.
Sachez que la diversité des initiatives mises en oeuvre par les écoles, est difficilement quantifiable et démontre qu’il est inconcevable de classer et de s’obstiner à vouloir faire figurer dans des cases, des pratiques qui diffèrent d’une école à l’autre. En somme, les classements veulent généraliser ce qui ne peut l’être. Nous vous laissons seuls juges, mais voici quelques remarques que nous croyons bon de porter à votre connaissance.
 
> A propos du critère recherche
En tête des critères méthodologiques, la recherche semble être un critère de taille. Trois grandes lignes ont été retenues pour l’évaluer : le nombre de d’articles, le taux de docteurs, la durée d’attribution du master.
Quelle valeur peut-on accordée au critère du "nombre d’articles de recherche publiés"(étoilés CNRS ou autres !) qui intéresse un microcosme d’experts et certainement pas les entreprises plus attentives aux dispositifs mis en oeuvre pour développer des capacités professionnalisantes des futurs diplômés ? Certes, il est quantifiable. Il est aussi un critère d’évalution de la CEFDG qui attribue visa et grade master aux écoles. En somme, une école qui a obtenu ces labels à donc prouver sa valeur en matière de recherche aux yeux de son organe accréditeur. Rappelons que le grade master est un critère retenu par les auteurs du classement.
Rappelons surtout, que toutes les écoles doivent le posséder pour y être classées et que pour obtenir le grade, une école doit être visée. Ils ne sont donc pas des éléments distinctifs. Les auteurs du classement jouent sur la durée d’attribution pour justifier ce choix de critère, parce que cela est quantifiable. Alors comment peuvent-ils évaluer le fait que certaines écoles soient lancées dans un processus de renouvellement (pour atteindre éventuellement une durée supérieure) ou d’accréditation, tout en ayant suivi et mis en œuvre les recommandations de la CEFDG ? Sachez que les dossiers d’attribution de visa et grade reposent sur de nombreuses questions ouvertes à travers lesquelles les établissements peuvent mettre en avant leurs particularités et leurs spécificités. Ce n’est absolument pas le cas des classements parce que cela est difficilement chiffrable.
 
> A propos du critère qualité de la pédagogie
Pour "mesurer cette performance", les auteurs du classement résument la qualité pédagogique d’une école à ses professeurs permanents, sa durée de visa, et les doubles diplômes obtenus avec d’autres établissements.
Somme toute, à la lecture de cette méthodologie, le projet stratégique et les projets de développement, la gouvernance, la cohérence du portefeuille de formations, les spécialisations qui reposent pour certaines sur des niches sectorielles, les expertises, les parcours atypiques, les politiques de coopérations avec d’autres établissements sans pour autant déboucher sur un double diplôme, l’ensemble du corps pédagogique composé d’enseignements permanents mais aussi d’intervenants extérieurs issus du monde économique, tout ce qui fait que la richesse de l’enseignement des grandes écoles se distingue des autres (et des écoles les unes des autres) ne semblent pas être une priorité.
 
> A propos du critère ouverture internationale
International, quel vaste monde ! Et pourtant les auteurs réduisent ce critère ô combien essentiel, aux accréditations internationales, au nombre de doubles diplômes avec des intstitutions étrangères, au taux de docteurs (PhD) des professeurs aux parcours anglophones.
Pour évaluer cette catégorie, le questionnaire adressé aux écoles demandait un complément d’informations portant sur la durée des séjours à l’étranger, le nombre d’universités étrangères partenaires actives accréditées Equis ou AACSB, le nombre de campus à l’étranger que possède l’école et leur localisation, le pourcentage d’étudiants étrangers dans le programme grande école, par exemple.
Toutefois, rien ne laisse entendre dans la méthodologie publiée que les réponses fournies aient été prises en compte. Si tant est qu’elles le soient, les questions manquent parfois de précision, à l’instar  du "nombre d’étudiants étrangers". Pourquoi ? Parce qu’il convient de distinguer les étudiants venus suivre un cursus à temps plein en hexagone, de ceux qui le suivent sur un campus de l’école à l’étranger et de ceux venus passés un séjour ponctuel, dans le cadre d’un échange.
En apparence, ce palmarès juge la dimension internationale sur trois catégories. Maigre consolation pour les établissements français qui ont impulsé une réelle dynamique mondiale, conduit des partenariats à travers le monde entier mais qui ne débouchent pas forcément sur des doubles diplômes, qui proposent des séjours nourris d’expériences académiques ou professionnelles enrichissantes. Chaque école va donner une dimension internationale en fonction de ses spécialités, sa pédagogie, ses domaines de compétences. Elles appliquent un calendrier d’expatriation qui leur est propre. Certaines mettent l’accent sur l’acquisition des fondamentaux de la gestion et du management et favorisent les séjours à l’étranger une fois ces acquis consolidés. D’autres vont étaler les séjours sur toute la durée du cursus.
 
> A propos du critère Insertion professionnelle
Il nous est inconcevable de penser que le critère insertion professionnelle se résume, comme l’indique la méthodologie, à prendre en compte le nombre de chaires et le "volume" des filières en alternance, pour aboutir à un résultat. Chaque étudiant bénéficie d’un parcours académique et professionnel qui est construit en fonction de son projet. Ce qui le rend unique.
 
La méthodologie 2015 réduisait déjà ce critère de la plus haute importance à quelques items (salaires des diplômés, durée de recherche d’emploi, pourcentage d’élèves de la promotion ayant créé leur entreprise). Il semble que le questionnaire 2016 aborde la question des salaires, la durée des stages, les possibilité de formation en alternance, le nombre d’étudiants en alternance, et le nombre de prix reçus en 2015 par l’école (prix reçus par les étudiants ou d’anciens diplômés saluant une performance de création d’entreprise ou d’innovation, sportive, culturelle, etc.), mais aussi un chapitre consacré à la création d’entreprise dont on sait au regard, de l’enquête d’insertion professionnelle de la Conférence des grandes écoles qu’elle concerne à peine……. % des diplômés. Toutefois, rien n’indique dans la méthodologie publiée qu’ils aient été pris en compte.
 
Par ailleurs, nous ne sommes pas en mesure de savoir si ce critère tient compte des disparités régionales, nationales, internationales, fonctionnelles, sectorielles, en terme de rémunération. Certaines spécialités de fin de cursus des écoles reposent sur des niches, à l’instar du management culturel, qui offrent des perspectives restreintes d’emplois que l’on sait peu rémunératrices en comparaison avec le monde la finance. Il n’en demeure pas moins que les diplômés occupent des postes fort enviables et en phase avec leur projet professionnel, mais qui ne favorisent pas les statistiques. Il est impensable de généraliser ce qui ne peut l’être.
De même, en ce qui concerne l’alternance, sachant que certaines régions sont plus généreuses et plus engagées que d’autres en ce qui concerne le financement par apprentissage, par exemple.
 
Les chaires relèvent de la recherche. Elles favorisent, certes, les relations école-entreprises, contribuent au financement des écoles et à leur développement en matière d’expertise. Nous nous interrogeons sur le fait d’en faire un critère majeur en ce qui concerne l’insertion professionnelle.
 
Agir de la sorte, c’est réduire à quelques statistiques l’énorme champ des possibles pour favoriser le rapprochement école-entreprises, les initiatives conduites pour accompagner les étudiants dans la construction de leur projet professionnel et de leur premier emploi. Cela démontre bien que la nature même d’un classement, ne ce serait-ce que pour cette catégorie, n’a aucun sens.
 
Et les autres ?
A en juger la méthdologie publiée en 2016, les catégories "sélectivité", "social", "vie des étudiants" ont été supprimées. Les questions portant sur la vie étudiante ou la sélectivité semblent avoir été demandées aux écoles dans le questionnaire mais elle n’apparaît pas précisément dans la méthodologie.
En clair pour établir leur classement, les auteurs vont évaluer les frais de scolarité, l’appartenance aux banques d’épreuves, le rapport admissibles/admis, le pourcentage de mention au bac ? Ce dernier critère a-t-il encore un sens à l’heure où une tranche d’âge atteint plus de 80 % réussite au bac ? Quel crédit peut-on apporter aux frais de scolarité ne sachant pas ce qu’ils couvrent exactement ? Un tarif élévé peut comprendre l’intégralité des frais inhérents à la scolarité. A contrario, d’autres montant peuvent sembler moins coûteux, mais supposent que les étudiants versent de nombreux "à côtés" pour leurs frais d’études. Autant de critères qui vont permettre aux auteurs d’élaborer leur classement. Quel DRH s’en soucie ?
 
 
Le jeu des chaises musicales
Même si nous vous recommandons de ne pas comparer les classements d’une année sur l’autre parce que les critères et les "pondérations" (si elles existent) varient, nous savons que vous serez tentés de le faire.
Nous sommes toutefois dubitatifs sur les mouvements des écoles. Certaines d’entre elles font des bonds fulgurants, tandis que d’autres se voient amplement rétrogradées, de manière inexpliquée. Il serait souhaitable que les auteurs de ce classement, qui veulent donner un reflet contestable du monde des écoles de management et de commerce, apportent des éléments de réponse sur ces mouvements d’envergure et une analyse fine et justifiée d’arguments tangibles et développés, sans se contenter de nous rappeler que le trio de tête "continue de manière immuable à dominer ce classement" du fait de leur longétivité.
 
Les effets "yo-yo"
Cette année, l’Essca fait un bon fulgurant passant de la 25e place dans le classement 2015 à la 13e place dans celui de 2016, comme l’IPAG qui se hisse de la 32e à la 25e place, tandis que l’ISG se voit rétrograder de la 19e à la 33e place, Montpellier Business School retombe de la 9e place à la 18e place et l’ICN BS 14e en 2015, est 20e ex-aequo en 2016. Skema BS redescend de la 8e à la 11e place tandis que Kedge se classe 10e et progresse de 3 places. Rennes School of Business grimpe de la 16e à la 12e place, l’EM Normandie de la 20e à la 15e place, La Rochelle BS de la 23e à la 19e place, l’EDC de la 30e à la 24e place, etc.
A part les 5 premières écoles du classement, toutes les autres écoles connaissent des mouvements. Qu’a-t-il bien pu advenir cette année pour les écoles fassent un tel yo-yo ? A notre sens, pas grand chose qui le justifie. Certes, l’Essca, par exemple, vient d’obtenir le label Equis et ouvre la première année de son année master en marketing et en finance sur ses nouveaux campus d’Aix, Bordeaux et Lyon. Elle dispose d’une chaire KPMG qui touche à sa fin et "réfléchit aux prochains contrats pour lui permettre de développer sa recherche". L’accréditation internationale nouvellement reçue suffit-elle à justifier cette progression ? Nous ne le pensons pas et nous nous interrogeons sur le probable cumul des accréditations Epas et Equis, conçu stratégiquement pour une politique de classement.
Montpellier Business School n’aura donc pas profité de "l’ultra valorisation" du critère alternance. Ce classement valorise en revanche l’obtention des labels et accréditations, les critères académiques de recherche. L’ISG qui performait dans les critères internationaux en fait donc les frais.
 
Les effets « domino »
Même si elles perdent mathématiquement des places par les montées d’Audencia et de l’IESEG en 2016-2017, certaines écoles restent stables et occupent globalement les mêmes rangs que l’an passé : Toulouse BS, Neoma BS, BSB (ex-ESC Dijon), EM Strasbourg, TEM, PSB, ESC Pau, l’Istec et l’Esce…
 
Les écoles qui entrent et qui sortent
Ce classement est marqué par le retour de l’ESC Clermont et de Brest Business School. Celles-ci ont repris leur autonomie après l’épisode FBS, après avoir retrouvé leur visa et leur grade et leur place au sein de la Conférence des grandes écoles. L’EMLV, qui a obtenu le grade de master, intègre ce classement. Novancia BS n’y figure plus, l’école ayant fermé ses portes à la rentrée 2016.
 
Les choux et les carottes
Peut-on objectivement établir un palmarès général qui classe des écoles post-bac+5 et des écoles post-prépa ? Non. A titre indicatif, toutes les écoles post-bac+5 ne figurent pas dans le classement dédié, à l’instar du programme EBP de Kedge BS. L’EM Normandie occupe la 15e place en qualité d’école post-prépa et/ou d’école post-bac.
Les exemples d’incohérence pourraient se décliner à foison. Encore une fois, prenez les classements avec prudence.
 
 Karine Darmon
 
 
Classement 2016-2017 des écoles de commerce (grade master)
1. HEC
2. Essec
3. Escp Europe
4. EM Lyon
5. Edhec Business School
5. Grenoble Ecole de Management
7. Ieseg
8. Audencia Business School
9. Toulouse Business School
10. Kedge Business School
11. Skema Business School
12. Rennes School of Business
13. Essca
14. Neoma Business School
15. EM Normandie
16. BSB (ex-ESC Dijon)
17. EM Strasbourg
18. Montpellier BS
19. La Rochelle Business School
20. ICN Business School
20. Télécom Ecole de management
22. ESC Clermont
23. ICD
24. EDC Paris Business School
25. Ipag Businesse School
26. PSB
27. Inseec
28. EBS
29. ESC Troyes
30. Brest Business School
31. Esdes
32. ESC Pau
33. ISG
34. ISC
35. Istec
36. Esce
37. EMLV
38. Idrac
 
 
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