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Spécialité : mécatronique

Studyrama Grandes Ecoles : 13/05/2015

Technologie de l’ombre sans laquelle rien ne fonctionnerait, la mécatronique est l’alliance de la mécanique, de l’électronique, de l’informatique et de l’automatique. Ce secteur manque d’attractivité auprès des jeunes alors qu’il compte parmi les secteurs d’avenir. De nombreuses écoles d’ingénieurs ont réorienté leurs spécialités de mécanique vers la mécatronique pour répondre à ces besoins. Entretien avec Laurence Chérillat, déléguée générale du syndicat professionnel Artema. 
 
Qu’entend-t-on par mécatronique ?
« La mécatronique est l’alliance de la mécanique, de l’électronique, de l’informatique et de l’automatique regroupés en un seul système. Une alliance de compétences utilisée pour mettre de « l’intelligence » dans un produit mécanique afin de surveiller un système, d’alerter, ou d’obtenir de l’information, par exemple. C’est un monde méconnu, parce que ces systèmes sont peu visibles. Le génie électrique a meilleure presse que la mécatronique parce que l’on côtoie quotidienne la « fée électrique » ne serait-ce qu’en actionnant un interrupteur. Méconnu aussi, parce que nos entreprises adhérentes ne vendent pas directement de produits au consommateur mais fournissent des composants, des sous-ensembles destinés à être installés au coeur d’une machine outil, de moyens de transport, d’un robot, du matériel de TP, dans un groupe moto-pompes, une machine textile ou d’emballage, dans un convoyeur, etc. Enfin, notre activité transverse est rarement mise en avant comme peuvent l’être les filières industrielles, telles que l’aéronautique, le ferroviaire alors que toute l’industrie utilise la mécatronique ».
 
Quels sont les profils recherchés ?
« Le terme de mécatronicien, seule appellation que nous ayons trouvé pour définir notre métier, est, encore, rarement utilisée. Les fiches métiers font référence aux fonctions d’ingénieur en mécatronique et l’on retrouvera plus généralement des fonctions d’ingénieur en bureaux d’études, en recherche et développement (R&D) ou d’ingénieur d’application pour qualifier les métiers de nos professionnels. Quoiqu’il en soit, notre spécialité suppose de suivre des études d’ingénieur ou des études de longue durée. »
 
Existe-t-il des cursus de formation de mécatronicien ?
« Notre syndicat est très impliqué dans les comités pédagogiques ou d’orientation des écoles d’ingénieurs. Il nous appartient de valoriser notre profession auprès d’elles, une profession qui est, il faut le souligner, en forte demande de diplômés. Reste qu’aucun élève-ingénieur ne suit un enseignement de mécatronique sur l’ensemble de son cursus de 3 ou 5 ans. La mécatronique est une spécialité proposée par les écoles d’ingénieurs, sinon une dominante, une majeure en fonction de l’appellation d’usage dans les établissements ». On commence également à  voir des licences mécatroniques qui permettent de former des assistants chefs de projet, par exemple ».
 
Faut-il posséder une dominante plus qu’une autre en physique, maths… ? Quelles sont les qualités requises pour devenir mécatronicien ?
« Il y a autant de maths ou de physique que dans les spécialités de génie mécanique ou de génie électrique. Mais un mécatronicien doit posséder une grande ouverture d’esprit pour mobiliser des équipes pluridisciplinaires autour d’un projet. Un profil d’ingénieur solitaire et rivé dans son domaine aura bien du mal à s’épanouir dans la mécatronique. Notre spécialité suppose de posséder de multiples compétences en mécanique, électronique, informatique et automatique. Nos professionnels maîtrisent forcément une discipline plus qu’une autre parce qu’il leur est impossible d’avoir une expertise dans chaque domaine. Ils ont une « appétence » forte pour la mécanique, l’électrotechnique, l’automatique,  le génie électrique, le traitement du signal puis se forment, en dernière année du cursus ingénieur, aux autres sciences pour comprendre tout l’intérêt de faire travailler ensemble l’ensemble de ces technologies. Une jeune qui se destine à la mécatronique doit posséder un vrai tempérament et avoir une vrai sens du travail en équipe, l’envie de faire coopérer des professionnels maîtrisant des technologies diverses, avoir une bonne capacité d’écoute ».
 
Le mécatronicien est donc au carrefour de plusieurs disciplines. C’est un métier d’avenir ?
« Oui ! Notre spécialité va dans le sens de l’histoire et de l’évolution du monde industriel. Les mécatroniciens peuvent exercer dans tous les secteurs d’activité. Toutes nos entreprises intègrent aujourd’hui de l’électronique dans leurs produits, peu sont aujourd’hui conçus sur de la mécanique « pure ». Qu’il s’agisse de pièces, de composants, même les fabricants de machines ont besoin de mécatroniciens, parce qu’ils sont appelés à intervenir sur la conception d’un chariot ou un nouveau matériel de travaux publics, une pelleteuse… tous intègrent des sous-ensembles mécatroniques. De même, le transport, le ferroviaire, l’automobile, l’aéronautique, le spatial recherchent des profils en mécatronique ».
 
Pourquoi souffrez-vous d’un déficit d’image auprès des jeunes ?
« La mécatronique est une discipline récente : elle est une évolution de la mécanique « traditionnelle », qui souffre parfois d’une mauvaise image. La mécanique traditionnelle reste à leurs yeux encore trop associée à la métallurgie  voire au mécano automobile. Toutefois, le regard que les jeunes portent sur notre secteur a profondément changé, de part l’apport de l’électronique et donc de l’intelligence dans les produits et systèmes ».
 
Quelles sont les compétences attendues par vos entreprises ?
« Les jeunes diplômés en mécatronique débutent généralement leur carrière au sein de bureaux d’études ou de R&D en conception, d’autres en « industrialisation et production des produits ». L’un n’allant pas sans l’autre. Beaucoup exercent aussi en tant qu’ingénieur d’application ou en support technique, car nos produits sont des produits sur mesure, il est donc essentiel d’avoir un sens aigu du contact et de la relation client. Enfin, les projets d’envergure internationale impliquent de maîtriser l’anglais ».
 
L’offre de débouchés est donc incommensurable ?
« Assurément, oui ! La mécanique peine déjà à recruter et par onde de choc, notre spécialité aussi. En outre, les écoles d’ingénieurs qui proposent une spécialité en mécatronique, sont celles qui sont orientées mécanique, une discipline qui pâtit, nous l’avons vu, d’une mauvaise image auprès des jeunes. Pourtant, de belles carrières s’ouvrent à eux sur un marché en forte demande. Les formations par apprentissage se sont déployées sur tout le territoire, et permettent aux jeunes apprentis de découvrir toutes les facettes de notre spécialité. Non, la mécanique, et a fortiori la mécatronique, ne cantonne pas les jeunes diplômés dans un champ restreint d’opportunités d’emploi. Au contraire, et que les parents se rassurent, les diplômés peuvent exercer partout, en entreprise, dans tous les secteurs industriels comme dans le conseil ou au sein de bureaux d’études ».
 
Un jeune qui s’engage dans une filière mécatronique fait-il un pari judicieux ?
« Oui. C’est un secteur très pourvoyeur d’emplois qui peine à trouver des collaborateurs. Le nombre de nouveaux diplômés, chaque année, ne suffit pas à palier les besoins des entreprises. Il est vrai que la spécialité mécatronique a été récemment intégrée dans l’offre de formation des écoles et les premières promotions sont arrivées sur le marché de l’emploi, il y a à peine 3 ou 4 ans. Vous retrouvez des écoles qui ont forte orientation mécanique telles que Supméca, toutes les écoles du réseau Polyméca, ou Polytech Annecy-Chambéry, tandis que d’autres sont orientées filière comme l’Estaca dans les domaines du transport ou des systèmes embarqués. L’ISTY ou encore l’EIGSI ont également une division mécatronique, l’UTC dispose de deux départements qui sont à l’origine un département de génie mécanique et un autre en génie des systèmes mécaniques. Sup2I Mécavenir a orienté son département génie du système industriel vers la mécatronique. De nombreuses écoles proposent une spécialité mécatronique tel que la filière par apprentissage d’HEI à Châteauroux mais aussi l’EIGSI de la Rochelle, les ENI de Tarbes et de Brest, l’INSA Strasbourg, l’ENSIB, l’UTBM et l’ENSMM Besançon pour ne citer que celles-ci. Les élèves-ingénieurs sont recrutés avant même le terme de leurs études ».

Propos recueillis par Karine Darmon

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